La réalisation de traitements phytosanitaires génère deux types de déchets : les emballages vides de produits phytosanitaires qui sont régulièrement collectés sur le Cantal et les produits non utilisables. Il s’agit de produits devenus interdits, périmés, dégradés, ou tout simplement inutiles du fait de l’arrêt d’une culture ou d’une pratique.
Ces déchets sont très toxiques, aussi leur élimination ne peut se faire que par une filière sécurisée.
Une filière nationale existe
Elle est pilotée par la société «ADIVALOR» qui fédère les industriels, les distributeurs, et la profession agricole. Cette structure assure également le financement du transport et du traitement à condition de disposer d’une quantité suffisante de déchets sur les sites de collecte.
Cette collecte ne s’adresse qu’aux agriculteurs et autres utilisateurs professionnels, les particuliers doivent s’orienter vers les déchetteries pour leurs produits de jardinage.
Elle ne reste gratuite que pour les produits sur lesquels une cotisation a été prélevée à l’achat. Cela se traduit par la présence d’un logo sur le bidon.
Cette année, une participation financière de 2€/kg sera demandée pour les produits n’ayant pas de logo ADIVALOR.
Les collectes dans le Cantal
Deux collectes gratuites ont été mises en place en 2006 et 2007, dans les magasins Centraliment d’Aurillac et de St-Flour (Groupe Altitude). Elles étaient destinées à récolter les stocks dits « historiques » pour lesquels aucune cotisation n’avait été prélevée à la source pour leur élimination. Ce sont donc des fonds publics qui ont été mobilisés pour en assurer le financement.
Pour mieux couvrir le territoire, quatre sites sont pressentis :
Les points de collecte seront mis à la disposition de tous les agriculteurs et de tous les utilisateurs professionnels de produits phytosanitaires, même s’ils ne sont pas clients de l’entreprise chez qui se fait la collecte.
Une attestation de remise de déchet est laissée aux personnes qui participent à ces collectes pour justifier d'une élimination satisfaisante de leurs déchets phytosanitaires.